In Bed-fighting you will hear the roar of the Amsterdam street-cars matched only by the ferocity of the percussionist on garbage cans and Javanese gongs. The vocalists will call out manipulations on street names from Amsterdam producing an atmosphere of eroticism, exoticism, and raw sound energy. The material for the electro-acoustic mix was derived from two sources. The rather metallic and industrial timbres are elements taken from a recording I made during a tram ride from my apartment to the centre of town over a period of twenty minutes – Amsterdam. In fact, the complete twenty minute tram ride has been time shifted, retaining the original pitch, to a length of approximately eight minutes and thirty seconds. This reduced tram ride has been combined with processed sounds of the original tram recording. The second source material for the electro-acoustic mix comes from a recording of one of my earlier compositions, Locus Graffio. This recording is responsible for the brass sounds in the mix. When programming this composition, I suggest that this piece be placed before an intermission or as the final work of a concert. The ART of Japanese Bed-fighting is meant to question the performance ritual, and/or audience ritual during a « serious » music concert; thus the blurred boundaries (beginning and ending) of this work are meant to confuse the audience, and perhaps the performer.

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Dans Bed-fighting, vous entendrez le rugissement des tramways d’Amsterdam n’ayant d’égal que la férocité du percussionniste sur les poubelles et les gongs javanais. Les vocalistes appelleront des manipulations sur les noms de rues d’Amsterdam produisant une atmosphère d’érotisme, d’exotisme et d’énergie sonore brute. Le matériau du mix électro-acoustique provient de deux sources. Les timbres plutôt métalliques et industriels sont des éléments tirés d’un enregistrement que j’ai réalisé lors d’un trajet en tram de mon appartement au centre-ville sur une durée de vingt minutes – Amsterdam. En fait, le trajet complet de vingt minutes en tram a été décalé dans le temps, en conservant la tonalité d’origine, sur une durée d’environ huit minutes et trente secondes. Ce trajet en tram réduit a été combiné avec des sons traités de l’enregistrement original du tram. La seconde source du mix électro-acoustique provient d’un enregistrement d’une de mes premières compositions, Locus Graffio. Cet enregistrement est responsable des sons de cuivres dans le mixage. Lors de la programmation de cette composition, je propose que cette pièce soit placée avant un entracte ou comme œuvre finale d’un concert. The Art of Japanese Bed-fighting vise à remettre en question le rituel de la performance et/ou le rituel du public lors d’un concert de musique « sérieux » ; ainsi, les frontières floues (début et fin) de cette œuvre sont destinées à confondre le public, et peut-être l’interprète.